Rétrospective 2022 et projets en 2023

Voici la rétrospective de mes recherches et publications 2022, ainsi qu’une présentation succinte de mes projets pour 2023.

Rétrospective 2022

Au niveau de mes publications, l’année 2022 a commencé par un chapitre en théorie politique, intitulé: “Socialism. Two Centuries of Social Progress“. Publié dans l’ouvrage collectif: Political Ideologies and Worldviews: An Introduction, dirigé par Valérie Vézina. Ce chapitre s’adresse principalement aux étudiantes et étudiants et vise à leur présenter cette idéologie en constante mutation.

Mes recherches sur l’Alsace m’ont conduit à publier un chapitre sur la formation de la Collectivité européenne d’Alsace et des enjeux institutionnels et politiques qu’elle soulève. Intitulé “La Collectivité européenne d’Alsace : un département à dispositions particulières“, il a été publié dans l’ouvrage collectif : Les collectivités territoriales à statut particulier en France. Les enjeux de la différenciation, dirigé par Nicolas Kada et Andre Fazi.

J’ai également publié un article qui questionne le nationalisme alsacien, notamment par le biais du mouvement qui s’est opposé (et s’oppose encore) à la fusion de la région Alsace dans la Région Grand Est. Intitulé: “The Renewal of Alsatian Nationalism“, il a été publié dans la prestigieuse revue Nationalism and Ethnic Politics.

Loin de m’être concentré sur le seul terrain de l’Alsace, j’ai également l’opportunité de présenter une conférence intitulée : “E-nationalisme et langues minoritaires. Une comparaison entre Alsace, Corse, Ecosse et Pays de Galles” lors d’un colloque international organisé conjointement par l’Institut de recherche Montesquieu de l’Université de Bordeaux et l’Université de Sherbrooke. Puis une autre conférence intitulée : “Autonomism as Political Strategy. A comparison between Quebec, Corsica, and South-Tyrol” lors du colloque annuel de l’Association canadienne de science politique.

J’ajoute une publication non-universitaire pour le média en ligne The Conversation : “À la veille des présidentielles, Marine Le Pen pourrait causer la surprise. Et si elle l’emportait ?“. En effet, en cette année d’élections présidentielles et législatives en France, les médias (canadiens) ont surtout mobilisé mon expertise quant à ce sujet.

Projets 2023

J’ai trois projets (hors collaborations éventuelles) cette année que je compte mener à bien, ou du moins avancer suffisamment :

  • Projet d’article: “The Ethos of Autonomy. A comparison between Basque country, Corsica, Quebec, and South-Tyrol’s autonomism”
    Cet article, qui devrait m’occuper pour l’année 2023, s’interroge sur l’existence et la pertience de la notion d’ethos lorsque l’on parle d’autonomisme, et ce après avoir décrit l’idéologie et/ou les stratégies adoptée(s) par les partis qui s’en revendiquent.
  • Projet de conférence : ” Federalist Ideology as an Alternative to French Jacobinism”
    Pour cette conférence qui sera présentée dans le cadre de l’Association canadienne de science politique, j’essayerai de démontrer ma thèse selon laquelle le fédéralisme en France vient en renfort aux idéologies marginales pour contester la République et sa culture politique jacobine.
  • Projet de monographie: “Le macronisme. Un managérialisme à la française”
    Cette monographie ne sera probablement pas publié en 2023, mais je vais considérablement l’avancer en 2023. Elle devrait probablement mener à l’écriture d’un article qui résume mes recherches et développe mon hypothèse principale sur le macronisme, ce managérialisme à la française.

[Publication] The Renewal of Alsatian Nationalism

Thrilled to share that my article titled “The Renewal of Alsatian Nationalism” has just been published in Nationalism and Ethnic Politics: https://doi.org/10.1080/13537113.2022.2153494

It is the first political science article about this issue in decades whereas Alsatian nationalism is a rare example of cultural nationalism based on a transnational and Europeanized identity. I am hoping this article will encourage political scientists to study further this region, and especially French-speaking scholars.

[Conférence] E-nationalisme et langues minoritaires. Une comparaison entre Alsace, Corse, Ecosse et Pays de Galles

Dans le cadre du Colloque international – Nations, nationalismes et mondialisation : adaptations, mutations et permanences à Bordeaux, des 8 au 10 juin 2022, je donnerai une conférence intitulée : E-nationalisme et langues minoritaires. Une comparaison entre Alsace, Corse, Ecosse et Pays de Galles.

Voici la conférence :

[Conference] Autonomism as Political Strategy. A comparison between Quebec, Corsica, and South-Tyrol

This paper was presented during the 2022 annual conference of the Canadian Political Science Association.

[Publication] À la veille des présidentielles, Marine Le Pen pourrait causer la surprise. Et si elle l’emportait ?

J’ai publié un article à propos de l’élection présidentielle française dans La Conversation

Extrait

À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen se hisse à la seconde place avec 23 % des intentions de vote selon les derniers sondages, tandis qu’Emmanuel Macron est crédité de 27 %.

Si les marges d’erreur des sondages et l’incertitude liée au taux de participation laissent encore planer un suspense, la candidate d’extrême droite affrontera vraisemblablement au second tour le président sortant.

Le duel entre l’un et l’autre ne devrait être remporté qu’avec une courte avance par Emmanuel Macron. Selon le dernier sondage Ipsos datant du 4 avril, le président sortant obtiendrait 54 % des voix, contre 46 % pour Marine Le Pen. Avec les mêmes joueurs, lors des dernières présidentielles de 2017, les sondages étaient alors moins favorables à Marine Le Pen : elle recueillait environ 35 % des intentions de vote.

Emmanuel Macron a finalement gagné l’élection avec 66 % des voix, mais le duel qui s’annonce cette année risque d’être plus serré. La campagne de l’entre-deux tours – avec son lot de défections, de consignes de vote et donc de reports de voix, mais surtout le traditionnel débat entre les candidats — aura une forte incidence.

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https://theconversation.com/a-la-veille-des-presidentielles-marine-le-pen-pourrait-causer-la-surprise-et-si-elle-lemportait-180746

[Conférence] Décentralisation et déconcentration : comment les pouvoirs locaux peuvent-ils être organisés ?

Cette conférence a été délivrée dans le cadre de la soirée-débat organisée par les IPSO, et intitulée : “Le développement local d’un Québec souverain : perspectives de décentralisations” (10 mars 2022)

Introduction

Puisque je suis le premier intervenant, il m’incombe le soin de présenter ce sujet fondamental lorsqu’il faut imaginer ce que pourrait être un Québec indépendant. En effet, la décentralisation et la déconcentration sont des principes qui ont trait à la distribution et à la répartition des compétences entre un organe central (par exemple l’État) et des organes non-centraux (par exemple les régions). Il s’agit bien plus que de politiques publiques, mais de la construction des territoires et de la forme concrète que prend l’État.

Ainsi et dans une première partie, je vous présenterai le modèle québécois de décentralisation. Puis dans une deuxième partie, je me risquerai à ce travail prospectif en imaginant comment les pouvoirs locaux pourraient être organisés.

Le modèle québécois de décentralisation

Habituellement, la décentralisation est définie comme le processus qui consiste à transférer des compétences de l’État vers des entités locales distinctes de lui, tandis que la déconcentration est le processus qui consiste à implanter des administrations étatiques dans des territoires. Ce sont donc deux démarches distinctes.

En Europe, les processus de décentralisation et de déconcentration ont été menés afin de renforcer les territoires, notamment pour affirmer la démocratie locale, pour faciliter la prise de décision au plus près du terrain, pour renforcer parfois la présence de l’État ou – inversement – autonomiser des territoires.

Au Québec, la décentralisation a privilégié afin d’initier le développement économique des territoires, lequel repose sur :

  1. des synergies locales et régionales (d’où la décentralisation);
  2. des relations interrégionales à l’intérieur du Québec (d’où une politique des villes et régions);
  3. une activité des régions à l’échelle internationale. (Proulx 1995, 155)

À vrai dire, cette distinction est très fortement liée à la construction du territoire.

L’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie ou le Royaume-Uni ont des identités locales très marquées. Même si la Révolution française et les diverses unifications ont cherché à détruire ces particularismes pour qu’elles ne concurrencent par la nation hégémonique, force est de constater leur résilience comme c’est le cas pour l’Alsace, la Bretagne ou la Corse si on ne parle que de la France. De même, les collectivités territoriales françaises sont perçues comme des contre-pouvoirs, des lieux de démocratie, face à un arbitraire exercé par l’État central. On retrouve le même phénomène dans toute l’Europe occidentale.

Au Québec, s’il existe également des identités locales marquées comme l’Outaouais, la Beauce, le Lac-Saint-Jean, voire même Montréal, les revendications territoriales se limitent aux questions de développement économique (Dionne et Klein 1993, 231). Ainsi et depuis les premières mesures de décentralisation suite à la Révolution tranquille, la décentralisation s’est longtemps réduite à une relation descendante (top-down) où l’État central concède des moyens financiers aux territoires.  Si depuis 2003, on assiste à une volonté de renforcer la démocratie locale ou d’offrir davantage d’autonomie aux régions, communautés et municipalités, les politiques de décentralisations demeurent hors sol : ne prenant pas en compte les citoyennes et citoyens, restant largement déconcertées et accentuant les disparités en territoire. Le modèle québécois est ainsi plus centralisateur que dans certains pays qui le sont, notamment si on le compare avec la France.

Comment organiser les pouvoirs locaux ?

Avant d’aborder des scénarii pour envisager une meilleure organisation des pouvoirs locaux, je me suis questionné sur ceux privilégiés par les partis souverainistes. Sans grande surprise, ces derniers abordent très peu les questions attenant à la décentralisation et à la déconcentration. « Sans grande surprise » car, en effet, le Parti québécois (PQ), le Bloc québécois (Bloc) et Québec solidaire (QS) reproduisent et questionnent peu le modèle existant.

Ceci pour deux raisons : 1) comme je le mentionnais précédemment, les revendications territoriales se limitent bien souvent à des questions de développement économique par ce que les pouvoirs locaux n’ont pas les compétences d’exiger autre chose ; 2) décentraliser au profit des territoires, c’est également amoindrir le poids et les compétences de Québec face à Ottawa. Il faut donc penser à un aménagement institutionnel qui, à la fois, émancipe les territoires et renforce la construction nationale.

À mon sens, l’équilibre parfait entre ces deux impératifs se trouve dans le principe de subsidiarité. Il est défini comme suit dans la législation québécoise :

« Subsidiarité : les pouvoirs et les responsabilités doivent être délégués au niveau approprié d’autorité. Une répartition adéquate des lieux de décision doit être recherchée, en ayant le souci de les rapprocher le plus possible des citoyens et des communautés concernés »

(Loi sur le développement durable, art. 6.g.)

Néanmoins, ce principe exige – pour être effectif – des autorités réelles, c’est-à-dire muni de pouvoirs décisionnels. Dans un livre intitulé Pour une décentralisation démocratique, publié par Solidarité rurale du Québec aux Presses de l’Université Laval en 2006, des experts concluaient la nécessité de replacer les citoyennes et citoyens au centre notamment en créant des gouvernements locaux et en leur allouant des ressources pour mener des politiques locales.

J’ajoute que bien des exemples de démocratie participative appliquée à la décentralisation ont démontré une forte implication citoyenne et ont nourri un certain sentiment d’appartenance. Je ne citerai ici que l’exemple de Barcelone. La capitale de la Catalogne a associé et impliqué depuis longtemps le tissu associatif dans la décision, facilitant ainsi la création d’espaces de dialogue (Blakeley 2007). Cette initiative a permis que Barcelone soit l’un des rares exemples d’interculturalisme.

Autre principe qu’il faudrait probablement garder à l’esprit : le principe de polycentrisme. Président de la Région Alsace pendant plus d’une décennie, Adrien Zeller appartenait au nombre de ces tribuns locaux comme les régions avec un fort particularisme savent en produire. Dans un livre intitulé : La France enfin forte de ses régions, il proposait une « interrégionalité des coopérations, des structures et des actions menées à l’échelle de plusieurs régions » (2002, p. 169), basée sur un « polycentrisme [qui] fonctionne par relations de coopération ou de concurrence, et non par subordination systématique » (Ibid., p.202). Autrement dit, Adrien Zeller souhaitait que la coopération interrégionale se substitue à un centralisme arbitraire. Il y a dans ce principe ceux de solidarité et de proximité.

Conclusion

Néanmoins, il ne s’agit pas de reproduire arbitrairement ce qui existe ailleurs en espérant que ça fonctionne ici. À mon sens, une décentralisation réussie est celle qui interroge le territoire. On pourrait alors penser à une décentralisation asymétrique, offrant plus ou plus de compétences aux régions, communautés et municipalités en fonction de leur nature, de leur histoire et de leurs spécificités. Ce sera là un pas important vers une maturité institutionnelle, mais plus encore un geste d’émancipation en lui-même puisque le Québec échapperait au modèle colonial qui l’a façonné.

Bibliographie

  • Blakeley, G. 2005. Local Governance and Local Democracy: The Barcelona Model, Local Government Studies, 31 (2), 149-165.
  • Dionne, H., Klein, J-L. 1993. La question régionale au Québec contemporain. Cahiers de géographie du Québec, 37 (101), 219–240.
  • Proulx, P.-P. 199). La décentralisation : facteur de développement ou d’éclatement du Québec. Cahiers de recherche sociologique, 25, 155–180.
  • Solidarité rurale du Québec (dir.). 2006. Pour une décentralisation démocratique. Québec : Presses de l’Université Laval.
  • Zeller, A. 2002. La France enfin forte de ses régions. Glossaire engagé de la décentralisation. Paris : Gualino Éditeur.

[Medias] Guerre en Ukraine. Kiev au coeur des attaques

Dans cet article, j’ai répondu à André Duschesne (La Presse) sur la guerre en Ukraine, prenant compte des représentations politiques et nationales des deux belligérants.

Extraits:

Parallèlement aux attaques, le président de la Russie, Vladimir Poutine, menait l’assaut sur le front politique en incitant les soldats ukrainiens à renverser le président Zelensky et à entamer des pourparlers avec lui. Surprenant ?

« Pas vraiment », répond Étienne Schmitt, professeur adjoint au département de science politique de l’Université Concordia et spécialiste des politiques européennes. « Dans nos sociétés occidentales, mis à part l’assaut du Capitole, il n’y a pas de violences politiques. Alors que, dans la tradition russe, cette violence politique existe. Des opposants politiques sont allés en prison [Alexeï Navalny en est le plus récent exemple]. Je ne suis donc pas surpris de voir Vladimir Poutine s’adresser directement à l’armée ukrainienne pour déloger le président actuel. »

[…]

Étienne Schmitt a une réflexion semblable. « Quand les bolchéviques ont pris le pouvoir, une partie importante de la population ukrainienne était contre et s’est rebellée durant trois ans. Les Ukrainiens se sont dressés plusieurs fois contre Moscou. Même si les Russes gagnent sur le terrain, [les Ukrainiens] disent pouvoir résister pendant des semaines, des mois, des années. »

Lire l’article:

https://www.lapresse.ca/international/europe/2022-02-26/guerre-en-ukraine/kiev-au-coeur-des-attaques.php

[Publication] La Collectivité européenne d’Alsace : un département à dispositions particulières

Je suis heureux de vous annoncer la publication d’un chapitre intitulé : La Collectivité européenne d’Alsace : un département à dispositions particulières, contribution à l’ouvrage collectif dirigé par Nicolas Kada et Andrée Fazi sur les collectivités territoriales à statut particulier en France.

Extrait :

Cliquez ici pour vous procurer l’ouvrage.

Symposium : Enjeux et perspectives de l’élection présidentielle française 2022

Introduction

Après des mois d’une campagne extrêmement tendue, le 10 avril 2022 aura lieu le premier tour de l’élection présidentielle à l’issue duquel seront qualifiés deux candidates ou candidats. Ils auront la lourde tâche de mobiliser leur électorat respectif, de convaincre les abstentionnistes de se déplacer face à l’enjeu, mais également d’obtenir les soutiens des candidates et candidats défaits en prévision du second tour, deux semaines après le premier soit le 24 avril 2022.

Si certaines figures se sont imposées dans le débat public et jouissent d’une certaine notoriété au Québec et au Canada à l’exemple du président sortant Emmanuel Macron, de Marine Le Pen, d’Éric Zemmour et de Jean-Luc Mélenchon, d’autres candidates et candidats à l’instar de Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Sébastien Roussel, Nicolas Dupont-Aignan ou Christian Taubira attirent de plus en plus l’attention des médias internationaux.

Bien que cette élection présidentielle soit souvent présentée par les commentateurs comme une lutte entre des personnalités différentes, clivantes, irréconciliables, ces dernières sont porteuses de propositions, d’un programme, parfois d’une vision de la France, bien plus complexes qu’un simple conflit de personnalités.

Sous le format d’un symposium qui réunirait à la fois des responsables politiques des Français de l’étranger et des universitaires, cet évènement cherchera à présenter pour le public montréalais quelles sont les propositions formulées par les différents candidats et candidates, quels sont les enjeux de cette élection présidentielle et quelles sont les perspectives qu’elle soulève.

L’évènement

L’évènement se tiendra le 7 avril 2022, de 17h00 à 19h30 dans la salle multifonctionnelle LB-322 au sein de la Bibliothèque de Concordia (Concordia Webster Library, Pavillon J.W. McConnell, 1400 Boulevard Maisonneuve Ouest), et en ligne.

L’évènement se déroulera comme suit :

  • 17h00-17h05 : Accueil des participants
  • 17h05-17h15 : Présentation des représentants et des universitaires
  • 17h15-17h30 : Introduction sur les modalités et les enjeux de l’élection
  • 17H30-18h30 : Présentation des mesures phares des différents candidats
  • 18h30-18h50 : Questions des universitaires
  • 18h50-19h15 : Questions du public
  • 19h15-19h30 : Conclusions sur les perspectives de l’élection

La langue d’échange sera le français, mais des questions pourront être posées par l’assistance en anglais.

Inscriptions

Les représentants des candidats seront approchés par l’organisateur du symposium.

Pour vous inscrire comme universitaire (professeurs, post-doctorants et doctorants), vous devez le préciser dans le formulaire consacré.

Attention, le public universitaire et les représentants des candidats seront prioritaires pour les places en présentiel. Les places en présentiel restantes seront attribuées selon la règle du premier arrivé, premier servi.

Les inscriptions se font uniquement en ligne, via le lien suivant :

https://forms.gle/PV2pcXtSfToafCPEA

Pour toutes questions, veuillez contacter l’organisateur :

Etienne B. Schmitt, Ph.D.